Montréal, le 23 avril 2026 – Pour la coalition Sortons le gaz, le report de deux ans de l’obligation pour les distributeurs de gaz naturel d’injecter 10 % de gaz de source renouvelable (GSR) dans leur réseau de distribution est révélateur d’une stratégie de transition énergétique mal planifiée et reposant sur des solutions dont les limites ont été pourtant maintes fois énoncées. Il n’y a tout simplement pas assez de GSR et il est trop cher.
Le gouvernement du Québec justifie son nouveau recul par la guerre commerciale livrée par le gouvernement américain, le climat économique incertain qui en résulte et le coût très élevé du gaz de source renouvelable. Or, la coalition Sortons le gaz rappelle qu’il a toujours été clair que la stratégie consistant à miser sur l’augmentation de la quantité de GSR dans les réseaux de distribution de gaz est vouée à l’échec et ne sert au final qu’à justifier le maintien de la valeur des actifs d’un réseau gazier.
« Ce qui est particulièrement choquant dans toute cette histoire, c’est à quel point on perd du temps précieux alors que les vraies solutions existent et qu’on les connaît. On peut électrifier efficacement et intelligemment nos usages grâce à des technologies qui vont permettre de déplacer la charge de chauffage comme des thermopompes associées à des accumulateurs de chaleur dans le secteur des bâtiments », affirme la coalition. Contrairement à ce que prétend le gouvernement du Québec, les réseaux électriques et gaziers ne sont pas complémentaires; il s’agit plutôt d’une redondance inutile dans la majorité des cas et d’un gaspillage des ressources financières et énergétiques.
La coalition Sortons le gaz dénonce aussi vivement le fait que le gouvernement du Québec profite de ce projet de règlement mal ficelé pour réaffirmer le rôle soi-disant essentiel du gaz pour la sécurité énergétique du Québec : « Comment peut-on parler de sécurité énergétique alors qu’on parle d’une source d’énergie qu’on ne contrôlera jamais et qui accroît notre vulnérabilité dans un contexte de crises internationales ? La vraie sécurité énergétique, on l’obtiendra en travaillant à notre autonomie énergétique et ça, ça passe par l’électrification à travers une planification serrée des usages. Le gaz n’est pas un mal nécessaire au Québec, et encore moins dans les nouveaux bâtiments », conclut Jean-Pierre Finet, analyste en régulation économique du ROEÉ, membre de la coalition Sortons le gaz!
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Emmanuelle Rancourt, coordonnatrice de la coalition Sortons le gaz!
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À propos de la coalition Sortons le gaz!
La coalition Sortons le gaz! réunit des organisations environnementales, syndicales et citoyennes qui se sont données pour but de promouvoir la sobriété et l’efficacité énergétiques dans le secteur du bâtiment tout en accélérant le passage de la totalité du parc immobilier du Québec à des sources d’énergie 100 % renouvelables. Elle s’emploie à faire connaître les vrais impacts du gaz dit « naturel » sur notre santé, notre environnement et nos finances, à promouvoir les avantages de le remplacer ainsi qu’à faire connaître les façons d’y arriver. Pour ce faire, la coalition informe la population ainsi que les acteurs et actrices de tous les paliers décisionnels.
Membres de la coalition : Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), Écohabitation, Équiterre, Fondation David Suzuki, Fondation Coule pas chez nous, Greenpeace Canada, Imagine Lachine-Est, Nature Québec, Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ), Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ), Virage Collectif, Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), For Our Kids, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC) et Travailleuses et Travailleurs pour la justice climatique (TJC).
Pour en apprendre davantage sur la coalition : sortonslegaz.com